Candidature Vortigaunt - Cosmo

Cosmo

HL:A
Direction RESONANCE. NETWORKS
Pôle Lambda
Protection Civile
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5 Novembre 2025
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Vrash'Ka

Avant d'être Vrash'Ka, il était une désignation, un matricule gravé dans la chair par les colliers de Nihilanth. Il a connu Xen, ses îles suspendues dans le vide, le poids des chaînes qui ne se voient pas. Quand Gordon Freeman a brisé le joug à Black Mesa, il faisait partie de ceux qui ont compris, dans le flux de la Vortessence, que la servitude n'était pas une fatalité mais une parenthèse.

La Guerre des Sept Heures a tout englouti en un après-midi. Mais cette fois, quand les rafles ont commencé, Vrash'Ka n'était plus là. Il avait juré, dans le flux, de ne plus jamais porter de chaînes, et il a tenu parole.

Pendant que d'autres des siens étaient capturés et recyclés parmi les esclaves du Cartel, lui a disparu dans les marges, les forêts irradiées, les tunnels effondrés, les villages fantômes que même les patrouilles évitent. Des années de cavale qui ont fait de lui autre chose qu'un fuyard. Il a appris les habitudes des patrouilles, les angles morts des checkpoints, les paresses de la Protection Civile. La patience du roc, disent les siens, observer, mémoriser, attendre. Puis frapper.

Sa liberté a un coût. Il porte dans le flux les voix de ceux qui n'ont pas couru assez vite, des frères capturés sous ses yeux, qu'il n'a pas pu arracher aux transports. Il ne parle pas de vengeance. Les Vortigaunts ne connaissent pas ce mot tel que les humains l'entendent. Il parle de dette, celle qu'il doit à ceux qui sont tombés.

Vrash'Ka est de ceux que les siens nomment les contemplatifs. Il médite sur la Vortessence, lit dans le flux ce que les yeux ne voient pas, et parle par énigmes que les humains prennent parfois pour de la poésie. Mais sa contemplation n'a jamais été un refuge, elle est la source de sa force. L'arc électrique qui jaillit de ses griffes reste pour lui un mystère sacré, et c'est précisément pour cela qu'il ne le gaspille jamais. Quand Vrash'Ka frappe, c'est que le flux l'a décidé bien avant lui. Solennel, économe de ses mots, parlant des humains à la troisième personne avec ce mélange de distance et de loyauté propre aux siens, il est de ces êtres qu'on croit inoffensifs jusqu'à l'instant où le ciel leur passe par les mains.

Il est arrivé en ville en suivant le flux, les siens disent que rien n'arrive par hasard. Lui dit simplement qu'il y avait là des chaînes à briser, et que cela suffit.
 
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